
Quand la sociologie devient théâtrale !
Le thème de ce parcours théâtralisé est comment défendre sa dignité ? Les fondateurs américain, W.E. Dubois et français, Emile Durkheim, de la sociologie se rencontrent en 1900 à Paris ; leurs propos sont mis en résonance. Ayant été victimes de discriminations sur leur origine, ils confrontent leurs arguments sur la meilleure manière de défendre la dignité de l’être humain. Dubois, mulâtre, est aux Etats-Unis confronté aux discriminations concernant les Afro Américains, à la fin du XIXe siècle et il devient un leader de l’association nationale de l’émancipation des Noirs. Il voit donc la défense de sa dignité dans le combat politique. Durkheim, lui, sociologue français est touché par l’antisémitisme, en pleine affaire Dreyfus, et défend sa dignité en prônant l’assimilation des cultures pour vivre dans le modèle républicain. Puis le cas du clown Chocolat (joué au cinéma par Omar Sy) est évoqué, et l’on comprend comment cet homme arrive à défendre sa dignité, y compris dans son art. Gérard Noiriel, grâce à cette pièce, évoque la construction des discriminations et comment aujourd’hui elles sont encore très présentes dans nos vies ou sur internet où les propos de haine se multiplient. Lutter contre cela et défendre la dignité des hommes fait ensuite partie du débat avec les élèves. Un rendez-vous que personne n’oubliera et une manière de faire passer la sociologie vraiment originale !

Les Secondes 4 voyagent en poésie avec Marc-Alexandre Oho Bambe
Pendant une semaine, la classe de Seconde 4 devient collectif de slameurs, grâce aux conseils lumineux de Marc-Alexandre Oho Bambe, poète slameur et romancier en résidence artistique au lycée, et qui engage avec les élèves une « coeur-versation » poétique.
Après avoir répondu à leurs questions suite à leur lecture de son roman Les Lumières d’Oujda et du roman graphique Nobles de cœur, Capitaine Alexandre (son pseudonyme de scène) a invité les élèves à produire leurs premiers quatrains pour répondre à la question : « A quoi sert la poésie ? », et à les partager ensuite à voix haute. Tout le monde s’écoute et participe, fait « tapis de silence » pour mieux entendre la voix des autres, et s’engage pour faire résonner ses propres mots. L’écriture, comme l’indique Marc-Alexandre, est une pratique à la fois « solitaire et solidaire » : les moments de silence concentré pour écrire font donc place aux instants où la salle de classe devient « scène improbable », et où des refrains repris en cœur encouragent les plus timides à interpréter leurs « fragments de poésie », ponctués par des tonnerres d’applaudissements.
Qu’ils soient écrits individuellement ou en groupe, dans la salle de classe ou hors les murs, les textes produits sont justes, percutants et aériens, et les élèves profitent même des instants de récréation pour glaner des mots, des phrases, des images, qui deviennent source d’inspiration pour mille autres poèmes à venir. Après plusieurs jours, la limite d’un quatrain est rapidement dépassée, et nul doute que des vocations sont en train de naître…

Journée mondiale de l’eau
Le Gastronome a relevé le défi avec brio ! Pour plus de détails, vous pourrez lire l’article de l’Impartial ci-dessous.

Sortie à l’Atrium

- Une exposition interactive sur la digestion et le microbiote humain.
- Une exposition sur le secteur de la santé et du social sur le territoire normand.
- Un atelier Labo sur différents sens (vue, toucher et la mémoire).
- Un atelier orientation avec Escape Game.

Cette journée a été très agréable. L’ensemble des professeurs accompagnateurs remercient les élèves qui ont eu un comportement exemplaire sur l’ensemble de la journée.

Soutien aux Restos du cœur !

Entreprendre pour apprendre
Objectifs pour nos jeunes :
- analyser, argumenter et développer son esprit critique ;
- susciter l’envie de découvrir son environnement ;
- développer ses connaissances avec le vocabulaire adapté au thème proposé Analyser, traiter et retranscrire les connaissances liées à sa filière ;
- favoriser la mise en place d’une démarche d’investigation : recherche de réponses liées à une problématique et synthétisation de celles-ci ;
- éveiller et stimuler sa capacité à s’organiser, travailler en équipe, communiquer, prendre des décisions et prendre la parole en public.
Les organisateurs ont beaucoup apprécié le dynamisme et l’inventivité des élèves qui venaient du lycée des Fontenelles, de Gisors, de Franqueville et bien sûr des Andelys. On en profite pour féliciter Mathilde V. qui a remporté avec son groupe le 1er prix du jury 2. Ses camarades n’ont pas démérité car ils ont obtenu les 2nd places pour les jurys 1 et 2 avec leurs groupes. (Il s’agit de Hans P., Hamza E., Luckas L., Mathieu R.)

Échange franco-allemand !
Rencontre franco-allemande au Lycée Albert Einstein
Après trois ans de pause, imposée par les circonstances sanitaires, le Lycée Albert Einstein reçoit à nouveau des correspondants français, 12 élèves, de son nouvel établissement partenaire au nord de la France, des Andelys, et leur propose un programme varié.
Après l’arrivée des élèves français-e-s dans les familles d’accueil dimanche soir, tous les participants ont fait connaissance autour d’un petit déjeuner à l’allemande lundi matin. La semaine d’échange permet aux jeunes de vivre le quotidien de leur correspondant-e, d’assister avec eux aux cours au lycée et de partager leurs activités extra-scolaires, mais elle réserve aussi des sorties à Bonn et à Cologne, au Drachenfels et à Linz.
Quant à la langue, les participant-e-s français-e-s apprennent l’allemand depuis 4-5 ans, les allemands le français depuis 3-4 ans. Quand les connaissances de ces deux langues ne suffisent pas, il arrive que les élèves aient recours à l’anglais. „Il est décisif que les élèves pratiquent la langue également en dehors du cadre scolaire, dans des situations de tous les jours, dans un environnement inconnu, lors de leurs loisirs et qu’ils prennent confiance.“ – explique Madame Brosius, l’organisatrice du projet, accompagnée par Andreas Behr dans l’échange. Ce projet est né suite à un hasard, puis à une correspondance par mail avec l’organisatrice française durant deux ans. Le travail des porteuses de projet a été renforcé par une visite personnelle déjà effectuée en France. Les élèves avaient également pris contact via internet avant le voyage et la suite de l’année les incitera à un échange virtuel avant le séjour des élèves allemand-e-s qui est prévu pour début mai aux Andelys, petite ville normande bien située pour les sorties vers la mer, vers Paris et vers bien d’autres destinations. En outre, la Normandie n’est qu’à cinq heures de route de Sankt-Augustin.
La vidéo du voyage en Allemagne

Théâtre : Au Nom du père


Commémoration du 11 Novembre
Certains imaginent les soldats sur ces sites ou se rendent compte de l’impact de la guerre :
« Je suis sur ce champ de bataille et j’imagine dans ce paysage la destruction et la violence des combats. Le soldat est là, il a laissé sa trace dans la boue, s’est enfoncé dans ce sol jonché de cadavres. Il a subi l’orage d’acier, la pluie des morceaux de métal qui allaient déchiquetés ses camarades. La fureur, le bruit, les obus, les balles, il n’y a pas de moment de repos possible. Et il reste là sur ce champ de bataille parce qu’il veut repousser l’ennemi et défendre son pays. Quel engagement ! Il peut perdre la vie, il n’aura peut-être pas d’avenir. En parcourant ce paysage, je vois aussi toutes ces tombes blanches qui montrent l’étendue des pertes humaines, du sacrifice consenti et de la jeunesse de nombreux pays fauchées par cette guerre. Cela est très émouvant pour moi. »
« Visiter un lieu de mémoire du front de la première guerre mondiale correspond à un moment intense où nous pouvons mieux comprendre les conditions inhumaines vécues par les soldats sont morts. Même si parfois, nous avons l’impression que cela est loin et que parfois, nous oublions. Cet endroit, ce champ de bataille, nous permet de nous rappeler que cette bataille de la Somme a bien eu lieu et ainsi ne pas oublier que ces soldats alliés de la France, venus de loin, se sont battus et sacrifiés pour notre pays. Un moyen de se rappeler et de les remercier c’est aussi d’être là au monument aux morts, de faire ce travail de mémoire le 11 novembre pour honorer leur souvenir. Et c’’est incroyable de se dire qu’après plus de 100 ans ce devoir de mémoire est encore fait et qu’il perdurera. »
« Quand je vois ce trou de mine, je me dis que ce lieu justifie à lui tout seul le terme de déshumanisation car faire exploser une charge de 30 tonnes à côté d’êtres humains est un acte d’une violence inimaginable. Ce lieu me fait prendre conscience de la stupidité de la guerre et des choses odieuses qu’elle nous oblige à faire. Ce lieu m’a fait réfléchir à la cruauté des combats. »
« Durant la visite de ces lieux de mémoire, j’ai ressenti beaucoup d’émotions. D’abord, la tristesse, par le sort tragique de ces soldats et aux pleurs que ces morts ont pu causer ; La colère, par la présence de toutes ces stèles et ces soldats morts beaucoup trop tôt ; enfin, la fierté de faire ce travail de mémoire à mon âge. Une chose est sûre, je n’oublierai pas cette journée. »
